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Ecole et cabrioles

L'Enfant, morceaux choisis

, 20:17pm

Je vous livre quelques extraits du livre de Maria Montessori, espérant que cela vous donnera envie de vous plonger dedans !

Dans le chapitre "Les périodes sensibles"
"L'enfant fait ses acquisitions pendant les périodes sensibles. Celles-ci pourraient se comparer à un phare qui éclaire la nature intérieure ou à un courant électrique qui produit des phénomènes actifs. C'est cette sensibilité qui permet à l'enfant de se mettre en rapport avec le monde extérieur d'une façon exceptionnellement intense ; tout est facile, alors ; tout est pour lui enthousiasme et vie."

Dans le chapitre "Marcher" :
"J'observais un jour un Japonais qui emmenait promener son enfant d'un an et demi à deux ans. Tout à coup, le petit, s'arrêtant, entoura de ses bras une jambe de son père ; celui-ci s'arrêta aussitôt devant l'enfant, qui se mit à tourner en rond autour de la jambe choisie pour son jeu ; quand l'enfant eut terminé son exercice, il recommenca lentement sa promenade. Au bout d'un instant, le petit s'assit sur le bord du trottoir ; le père s'arrêta à côté de lui ; sa physionomie était sérieuse et naturelle ; il ne faisait rien là d'exceptionnel ; c'était tout simplement un papa qui promenait son enfant."

Dans le chapitre "La main"
"J'ai sous les yeux la photographie d'une toute petite Anglaise qui transporte un de ces pains en forme de prisme, comme on en voit couramment en Angleterre, si grand que les deux bras de la petite fille ne suffisent pas à le soutenir et que, l'appuyant contre son corps, elle est forcée de s'arc-bouter en arrière et ne peut voir où poser ses pieds. On perçoit, sur la photographie, l'émotion du chien qui l'accompagne sans la perdre de vue, tendu, prêt à s'élancer pour l'aider. Plus loin, on voit des adultes faire effort pour ne pas courir vers l'enfant et lui prendre le pain des bras.
Il arrive à de tout petits enfants de déployer une habileté, une exactitude si précoces que nous en restons tout surpris."

Dans le chapitre "Le rythme"
"Si l'enfant essaie de se coiffer, l'adulte sent sa constitution attaquée ; au lieu d'être saisi d'admiration devant cette tentative, il voit seulement que l'enfant ne se coiffe ni bien ni vite, et n'atteindra jamais son but. Alors l'enfant, qui est en train d'accomplir avec délices cet acte constructeur de sa propre personnalité, voit l'adulte, cet être haut comme le plafond, puissant au delà de toutes limites, contre qui on ne peut lutter, venir à lui, lui enlever le peigne des mains, lui disant qu'il va le coiffer lui même. L'adulte est irrité, non seulement parce que l'enfant essaie en vain d'accomplir un geste, mais il est irrité par son rythme, par sa façon de se mouvoir, différente de la sienne."